"… je me suis approché pour saluer Manuel Morao, qui me présenta quelques artistes. Sachant que je suis professeur, il insista pour que je connaisse María del Mar Moreno, la jeune danseuse qui, avec Antonio el Pipa et Sara Baras, composait la distribution. "Elle vient d'obtenir la mention Très Bien" me dit-il. María del Mar Moreno avait l'expression éblouissante qui émane de son regard vif, incapable de cacher son inquiétude, ses sentiments, un regard qui découvre le merveilleux être humain qui s'enferme dans sa dimension de grande danseuse et artiste. Sa danse se veut actuelle, mais elle ne s'écarte pas du vaste capital des héritages de sa terre. Elle danse en sachant que ce qu'elle fait la transcende et la saisit. Son visage, si beau, nous prédit à chacune de ses prestations, ce qu'elle-même reconnaîtra : tant que la danse existe, elle a l'impression d'être hors du réel".
"María del Mar Moreno est une danseuse avec un romantisme incurable. Alors qu'elle pourrait tranquillement vivre au milieu des livres, elle passe dans le monde difficile et engagé du flamenco. Cela, c'est l'élan et la force des sens face à la logique, remplaçant son bureau par la scène, qui ne fait pas toujours de cadeaux… Mais le tellurique et le passionnel ont vaincu l'intellectuel et le prévisible. María del Mar Moreno a déployé ses ailes et a commencé à danser avec la certitude que l'on vit intensément ce qui s'idéalise. Celui qui partage intellectualisme et art connaît la frontière entre l'âme et le corps…".

" Es actualmente la bailaora con más proyección internacional y nacional de nuestra ciudad. A base de sacrificio ha sacado adelante sus estudios de filología, ha creado su propia infraestructura de trabajo y lleva el nombre de Jerez por todos los rincones del mundo. Curtida entre los grandes, María irradia frescura, sinceridad y atrevimiento y su baile tiene a día de hoy un sello muy particular ".
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